jeudi 15 avril 2010

Je visite pas, je travaille! et plus, si affinités...

Puisque mes articles inexistants du mois d'avril sont le reflet inverse de mon intense activité, je vous livre ici mon secret pour faire du travail une distraction: je visite les bibliothèques!

Et vous déniche au passage quelques anecdotes...

Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté
Je l'avoue, ma curiosité était à son comble pour la simple raison qu'une amie m'avait parlé d'une bibliothèque superbe, peuplée de (trop) jeunes garçons brillants et dragueurs, bref, le lieu fabuleux où dénicher LA PERLE. Ma vie étant studieuse, comprenez que j'y ai au moins trouvé l'édition unique du  livre sur l'histoire des payans de l'an 1000 au lac du Paladru... ou tout du moins, de quoi finir un laïus sur Jeanne d'Arc, notre héroïne lorraine si pure.

Derrière la Sorbonne, à côté d'Assas, place du Panthéon, nous y sommes : la bibliothèque Sainte Geneviève! Avant de rentrer il faut s'identifier, souriez, hop! une photo ratée et une carte de lecteur passées, vous montez les escaliers... Et là...

 
Je n'ai pas réussi à décrocher les yeux du plafond. Ce qui, notez le, est loin d'être pratique pour lire des livres. Bouche en coeur, la bave pendouille de ma machoire que je ne parviens pas à fermer tant la salle de lecture me subjugue.

Qui veut travailler loin ménage ses neurones
Toujours est-il que dans cet endroit studieux, j'ai pas bien pu me concentrer. D'autant plus que, notez le bien, le WIFI y est interdit depuis 2008. Voilà un exemple de l'application du principe de précaution : un employé ayant des maux de tête a accusé les ondes propagées par le système pour le désinstaller. Pas pratique, et surtout, rude combat à mener à Paris où tous les parcs et lieux publics en sont dotés. L'avenir nous dira donc si les ouailles du 5ème qui labeurent Place du Panthéon (Henri IV, Assas and co) survivront plus longtemps que tous les étudiants de Sciences Po complètement ultra ondés du WIFI reçu sur leur "Mac Book". Et surfent sur le net pendant les cours. C'est ainsi que se joue la séléction naturelle... et surtout, la réussite aux concours.

Finalement, le tube, c'est la BPI!

Ma mâchoire devenant douloureuse, je décide de quitter ce lieu saint pour me rendre dans LA bibliothèque où les Parisiens font la queue le dimanche : la bibliothèque de Beaubourg, la Bibliothèque Publique d'Information.

Effectivement, c'est plus sobre. Mais sont atout est de taille : elle est accessible à tous, gratuite, tous les livres sont accessibles sur rayons, pas de demande à adresser à qui que ce soit, d'une large amplitude horaire (12h - 22h), elle attire tout sortes de Parisiens, et c'est ça qui est fun : jeunes, retraités, archi -vieux passionnés, étudiants, sans abris en quête de chaleur, c'est un melting potes sur 3 étages!

Les étudiants, une menace ?

Mais voilà la hausse de la fréquention (+33% en 2009 par rapport à 2008) a fait courir la rumeur  de la fin de sa gratuité : la BPI ne peut plus faire face à la cohorte d'étudiants qui y viennent trouver la solution à la pénurie de bibliothèques...  

... ou qui, à l'instar de mon amie, cherche simplement à diversifier son horizon, histoire d'y croiser un regard inconnu en levant le nez de son cahier! A se demander ce qui fait la richesse des bibliothèques.


Si vous avez lu jusque là, bravo, vous méritez la suite : mes anecdotes étant ce qu'elles sont, je décide, pour la prochaine fois, de quitter ces chastes bibliothèques et de ne me livrer à aucune censure : la semaine prochaine, nouvelle pérégrination, nous passerons sur la mezzanine du Musée Branly! Des questions?