jeudi 15 juillet 2010

Bouuuuuuh (ouh ouh)...

Confrontée à l'une de mes plus grande inaptitude, je me décide, dans un prompt sursaut de bienveillance à l'égard de ces quelques bribes de vie ici décrites, à mettre un terme à la lente agonie dans laquelle j'ai plongé ce blog et ses discrets (mais fidèles!) lecteurs. Puisque cette année fut celle du changement, alors finissons la révolution : je clos ce que je commence!

L'inspiration ne vient pas en sortant...

Sachez tout d'abord que l'intensité de mes écrits ne fut pas proportionnelle à mes activités parisiennes.

Sachez aussi, puisque c'est là que nous nous sommes quittés, que le printemps parisien m'a transportée de révisions en examens, de missions de conseils en jobs d'été, de visites culturelles en sorties quasi matinales, de vélib' en course à pied, et m'a déposée ainsi en ce début d'été, dans un Paris qui n'a de cesse de m'emerveiller.

Et je dois bien concéder qu'une fois que le goût de Paris m'est venu, l'inspiration pour le partager m'a cruellement fait défaut.

J'aurais aimé vous raconter ces expositions parfois fameuses, parfois fumeuses, découvertes dans de grands musées! Alors pour n'en rien rater, je vous en laisse un petit aperçu et vous défie de me dire où j'ai bien pu mettre les pieds : attention, il est encore temps d'éloigner les plus jeunes, et encore, je vous épargne les images :


Et pour les plus curieux :



... mais l'appétit vient en mangeant (surtout après avoir bien travaillé)!

L'année scolaire terminée, il nous a encore fallu cotoyer le doux cabinet après les examens (notez que ces derniers ne seront pas évoqués autrement que par ce seul mot). C'est encore dans un musée que notre cabinet de conseils préféré, qui nous a maintenu éveillés de longues soirées pour terminer nos ppt (merci de ne pas fustiger cette abréviation qui n'a d'autre utilité que la rime), nous a récompensé pour le travail effectué. Certes nous étions 4 groupes en compétiton, certes il y eut 2 prix, mais je ne bouderai pas le plaisir de vous dire que le projet s'est vu couronné du Prix de l'Innovation. Et la fabrique de poissons panés de nous offrir un dîner dans un endroit chic où la vue imprenable dérobe la vedette aux mets proposés. Je vous en laisse juges :


Et en dessert, vous reprendrez bien un peu de musée?

Pour ne pas en rajouter sur tout ce que l'on peut faire, voire, apprendre, goûter, entendre et vivre à Paris, je vous ramène lentement un peu plus près de l'actualité de mes origines.
L'année se termine, le passage à la dernière année de master se précise (de ce côté, c'est validé!) et la prochaine étape me ramène à un concentré d'innovation, de culture, de vues magnifiques, de travail et de nouvelles données à apprendre : de septembre à janvier, je serai au Centre Pompidou à Metz et, contrairement à ce Pablo sur les affiches, je m'en réjouis.
Ah, travailler parmi  au milieu de "Chefs d'oeuvres", l'exposition d'ouvertre, et découvrir la toute première programmation, au coeur d'une magnifique architecture...




Le temps d'un stage, fuir la capitale à son moment le plus désagréable et repartir, fleur au fusil, à l'assaut de mon dernier semestre de printemps à Saint Germain des Près!

Première partie du pari : réussie. C'est pour ça que le Paris du bout tire sa révérence.

Et oui, c'est pour toutes ces raisons, que je me fais un devoir de ne plus crier "bouh Paris". Atypique en tant qu'étudiante, elle fut, à défaut d'être lucrative, une aventure des plus enrichissantes.

jeudi 15 avril 2010

Je visite pas, je travaille! et plus, si affinités...

Puisque mes articles inexistants du mois d'avril sont le reflet inverse de mon intense activité, je vous livre ici mon secret pour faire du travail une distraction: je visite les bibliothèques!

Et vous déniche au passage quelques anecdotes...

Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté
Je l'avoue, ma curiosité était à son comble pour la simple raison qu'une amie m'avait parlé d'une bibliothèque superbe, peuplée de (trop) jeunes garçons brillants et dragueurs, bref, le lieu fabuleux où dénicher LA PERLE. Ma vie étant studieuse, comprenez que j'y ai au moins trouvé l'édition unique du  livre sur l'histoire des payans de l'an 1000 au lac du Paladru... ou tout du moins, de quoi finir un laïus sur Jeanne d'Arc, notre héroïne lorraine si pure.

Derrière la Sorbonne, à côté d'Assas, place du Panthéon, nous y sommes : la bibliothèque Sainte Geneviève! Avant de rentrer il faut s'identifier, souriez, hop! une photo ratée et une carte de lecteur passées, vous montez les escaliers... Et là...

 
Je n'ai pas réussi à décrocher les yeux du plafond. Ce qui, notez le, est loin d'être pratique pour lire des livres. Bouche en coeur, la bave pendouille de ma machoire que je ne parviens pas à fermer tant la salle de lecture me subjugue.

Qui veut travailler loin ménage ses neurones
Toujours est-il que dans cet endroit studieux, j'ai pas bien pu me concentrer. D'autant plus que, notez le bien, le WIFI y est interdit depuis 2008. Voilà un exemple de l'application du principe de précaution : un employé ayant des maux de tête a accusé les ondes propagées par le système pour le désinstaller. Pas pratique, et surtout, rude combat à mener à Paris où tous les parcs et lieux publics en sont dotés. L'avenir nous dira donc si les ouailles du 5ème qui labeurent Place du Panthéon (Henri IV, Assas and co) survivront plus longtemps que tous les étudiants de Sciences Po complètement ultra ondés du WIFI reçu sur leur "Mac Book". Et surfent sur le net pendant les cours. C'est ainsi que se joue la séléction naturelle... et surtout, la réussite aux concours.

Finalement, le tube, c'est la BPI!

Ma mâchoire devenant douloureuse, je décide de quitter ce lieu saint pour me rendre dans LA bibliothèque où les Parisiens font la queue le dimanche : la bibliothèque de Beaubourg, la Bibliothèque Publique d'Information.

Effectivement, c'est plus sobre. Mais sont atout est de taille : elle est accessible à tous, gratuite, tous les livres sont accessibles sur rayons, pas de demande à adresser à qui que ce soit, d'une large amplitude horaire (12h - 22h), elle attire tout sortes de Parisiens, et c'est ça qui est fun : jeunes, retraités, archi -vieux passionnés, étudiants, sans abris en quête de chaleur, c'est un melting potes sur 3 étages!

Les étudiants, une menace ?

Mais voilà la hausse de la fréquention (+33% en 2009 par rapport à 2008) a fait courir la rumeur  de la fin de sa gratuité : la BPI ne peut plus faire face à la cohorte d'étudiants qui y viennent trouver la solution à la pénurie de bibliothèques...  

... ou qui, à l'instar de mon amie, cherche simplement à diversifier son horizon, histoire d'y croiser un regard inconnu en levant le nez de son cahier! A se demander ce qui fait la richesse des bibliothèques.


Si vous avez lu jusque là, bravo, vous méritez la suite : mes anecdotes étant ce qu'elles sont, je décide, pour la prochaine fois, de quitter ces chastes bibliothèques et de ne me livrer à aucune censure : la semaine prochaine, nouvelle pérégrination, nous passerons sur la mezzanine du Musée Branly! Des questions?

samedi 27 mars 2010

Interlude pause café

Le printemps s'installe et fait naître l'envie de mettre le nez dehors plus qu'à la bibliothèque. Ahhhhh, voir se profiler le martyre des révisions de fin d'année quand votre raison philosophe  vous souffle: "rien n'est plus incertain que le temps de demain, va profite du jour présent!"

Petite pause entre deux pérégrinations où le café s'est invité pour me rappeller, image subliminale, que tout vagabondage extra scolaire se solde par une veillée tardive!

Le café Soulages au Centre Pompidou

Joindre l'utile à l'agréable, faire semblant de parler d'expo pour étudier les financements privés de la culture... La retrospective d'un grand peintre français Pierre Soulages,"Peintre du noir et de la lumière", met en perspective 60 ans de peinture. Essentiellement des monochromes tout noir qui ont permis une association originale de l'inspiration d'"outrenoir" à un mécène dont le noir est la marque de fabrique.
"Entre Nespresso et Soulages c'est avant tout une histoire de goût. Une histoire d'esthétisme."
On sort, et on veut un Nespresso, what esle?

Boire du café c'est être adulte, comme avec Koltès!

Le goût du café m'est arrivé en juillet 2008 et a fait de moi une adulte. Comme Claire, personnage de Quai Ouest, pièce de Bernard-Marie Koltès ce dramaturge messin reconnu et au théâtre sombre comme le café :
Claire  - Je ne suis déjà plus petite. J'ai commencé hier matin à boire du café et j'en ai bu jusqu'au soir. Jamais je n'avais passé une nuit entière sans dormir. Comment fais-tu pour sans effort ne jamais dormir ni le jour ni la nuit?
Quai Ouest, Les éditions de minuit, p. 32

As a result... les méfaits du café :

De passage sur Facebook, je pique une vidéo que j'aperçois chez d'autres, pour me dire que vraiment, je vais finir comme le bonhomme si je continue à surfer sur le net... alors une dernière, et hop, au boulot!


samedi 20 mars 2010

La Sainte-Chapelle, ancêtre de nos musées?

Couronne cherche boîte à bijoux

Baudouin se tourne vers Louis IX : pour légitimer son pouvoir et s'affirmer chef des chrétiens de son royaume, ce dernier est prêt à acquérir la précieuse couronne d'épine qui ne souffre d'aucune contestation. Louis IX affirme ainsi son pouvoir dans une Europe troublée par les divisions du Pape et de Frédéric II.
Le lieu qui accueille les reliques doit être à la hauteur de leur importance. Louis IX fait donc construire la Sainte-Chapelle entre 1241-48 dans son ensemble palatial de l'Ile de la cité : il y vit, y exerce le pouvoir et y rend la justice.
Une chapelle de croisé : palatine et reliquaire
La chapelle a deux fonctions : c'est un lieu sacré pour accueillir les reliques et c'est un lieu de culte pour le souverain et sa cour. Pour organiser l'espace religieux et respecter la hiérarchie, elle est divisée en deux. Une chapelle haute jouxte le Palais royal, une chapelle basse est accessible pour la cour.

Un petit joyau pour asseoir son pouvoir, c'est intemporel!
Achevée en 1248, elle est aussitôt consacrée par le légat du Pape. Les reliques sont conservées dans une châsse, leur présentation répond à une véritable mise en scène. Par ailleurs, les vitraux narrent l'histoire de l'arrivée des reliques à Paris et soulignent l'affirmation de Louis IX comme roi du peuple français chrétien.
En finissant la visite de ce magnifique endroit tout rutillant de sa restauration du XIXème siècle, quelques pensées cheminent...  
Désormais, tout président, qu'il soit de France ou de Navarre, construit son édifice de marque, celui qui donne une image à un territoire, qui met d'accord (presque) tout le monde (enfin comme toujours, juste ceux qui s'y rendent). 

Louis IX asseoit sa légitimité dans un contexte de croisades, au sein d'un territoire qui n'est pas encore unifié, un royaume fait de seigneurs et vassaux. Ce sont aujourd'hui les musées qui deviennent lieux de prestige identitaire, pour certain vecteur d'une identité nationale, pour d'autres d'une volonté de rayonnement international.

lundi 15 mars 2010

Des finances publiques à la Sainte-Chapelle!

L'apocalypse joyeuse !
Puisque nos joyeux lurons de la finance ont annulé (à la suite de mon article sur le blog!) par 2 reprises le cours du lundi, je m'en vais vous dévoiler d'autres secrets d'état...

Insouciante, cette semaine s'est terminée par un cours d'histoire "in situ", où l'histoire de France se découvre au coeur de l'Ile de la cité. (Imaginez la chance que vous avez, j'aurais pu vous parler du Salon de l'agriculture et de ses animaux stressés!)

De l'école primaire ... à Louis IX, roi des Francs
Louis IX, ou Saint Louis, que de lointains souvenirs.... je ne suis pas sûre d'en avoir entendu parlé depuis mon école primaire.
Arrivé sur le trône du Royaume à 12 ans, sa mère du jeune Blanche de Castille assure la régence de Louis entre 1226 et 1235. Le temps pour lui de finir l'école primaire et hop, au boulot!

1237, les affaires reprennent. Ou comment Baudouin II finance sa dette publique...
Au début du 13ème siècle, les Croisés s'étant emparés de Byzance, l'Empire latin était créé. Mais en 1337 l'Empereur Baudoin II ne règne déjà plus que sur Constantinople et a besoin d'argent. Il met en gage des reliques auprès de vendeurs vénitiens. Croyez-moi si vous le voulez, mais là cette époque royaume de France peut compter sur de solides ressources financières, issue de l'exploitation des terres du domaine royal.

Pour ménager vos efforts de lecture, et vous divertir en vous cultivant, un petit aperçu de l'Ile de la Cité en 3D (c'est un peu moins trash que Didier Super, non?)

Suite et fin dimanche prochain, à vos agendas, abonnement en ligne, tout est permis!



dimanche 7 mars 2010

Survivre au lundi

Après avoir sorti "out of the box" toutes mes réfléxions au Cabinet, je décide d'abandonner la vie en slides.

Je me suis couchée en ligne les 8 jours précédents une présentation power point, j'ai titré mes rêves en gras, je me suis réveillée en flèche, j'ai marché dans une bulle et fini par disparaître dans un fondu enchaîné, à présent, je tourne la diapo.

Ou pourquoi il convient de terminer la semaine par le cours du lundi

Chouette, c'est lundi! Haut les coeurs, je monte les 3 étages qui mène à la salle du savoir, la fleur au fusil je dégaine crayons, stylos et motivation. J'ai cru entendre que c'est un cours tenu par un gars bien, M. Morin, il me semble qu'il passait à la télé et joue de la clarinette.
 
Là, à peine assise,  je ne le reconnais pas et sourire aux lèvres, pan! : "tendance, programme, objectif, croissance potentielle, croissance effective". Aïe, il a dégainé d'un coup... "cycle politique, cycle économique, disymétrie de la gestion du cycle". C'est mal partie son affaire. 
 
"Conjoncture, rigidité des dépenses publiques, déficit, dette, situation financière très dégradée..." Je frotte mes yeux, mets mes lunettes pour être sûre de bien entendre, toussote et dis "ahhhh", non non, j'entends bien.

"Effondrement de l'investissement publique, caractère contra-cyclique du chômage, endettement à hauteur de 91% du PIB...", et je vous passe la vulgarité des chiffres, on se regarde tous, et on a envie de pleurer. C'est lundi matin, 10h15, la semaine commence.

Le meilleur moyen de se défendre : penser à autre chose...

Ces quelques petites notions m'interpellent, réfléchissons...

Si les décideurs ne pensent pas en cycle économiques mais en cycle politique et que tout ça contribue au marasme, c'est peut être parce qu'eux aussi, ils avaient cours de Finances publiques le lundi matin. Pour y survivre, peut-être faisaient-ils comme nous : ils séchaient les cours. 
Ainsi donc, notre problème de gouvernance n'est qu'un problème d'emploi du temps.

Si c'est donc un problème de cancres, ne convient-il pas d'investir sur leur formation?
D'ailleurs, le monsieur l'a dit : l'augmentation du poids de la dette (... remerciez-moi de couper la séquence augmentation du taux d'intérêt) réduit de la marge de manœuvre budgétaire, donc les dépenses d’avenir, ce qui remet en cause notre potentiel de croissance future et fait douter les acteurs financiers de la solvabilité du bordel. Et là, je pense que certes l'Education Nationale est le plus gros poste de dépenses de l'Etat, mais qu'au final, c'est vraiment là que réside le potentiel de croissance qu'il faudrait sauver.

La chance de vivre aujourd'hui, mais demain?

Je me demande ce que ça fait d'apprendre dans des classes de 30 élèves, et peut être plus. Je me demande ce que ça fait de savoir qu'on aura une retraite. Alors je me dis que finalement, j'ai bien raison de ne plus y cotiser mais de profiter dès aujourd'hui de la retraite d'un gentil investisseur, qui espère obtenir un retour sur investissement. C'est ça mon système de répartition, et finalement, c'est pas si con.

NB : vu mon interprétation de mon cours, le doute est permis... alors j'ai trouvé une explication plus accessible, mais pas tout à fait dans le thème

Crise : faut-il plus de régulation ? - Vidéos/Interviews

ah oui, et comme je n'ai pas honte du mauvais goût, un p'tit clip d'ambiance décadente :


jeudi 11 février 2010

C'est aux cabinets que naissent les grandes réfléxions

 Est-ce pour cela que de nombreuses professions s'exercent dans des cabinets?
Si nous avons tous l'honneur d'y aller chaque jour, certains ont la grande chance de pouvoir y travailler. Et travailler dans un cabinet, bizarrement, c'est classe. Quotidiennement, je crie haut et fort à qui veut bien l'entendre que moi moi moi, je connais des gens qui y font profession : cabinet d'avocats, cabinet ministériel, cabinet de médecins, cabinet de dentistes, ... (merci de compléter la liste pour ceux que j'aurais pu oublier!).

Pendant cette année d'étude, je dois faire un projet qui sera validé au même titre que toutes les autres matières. Pour faire sérieux et pro, j'ai choisi un cabinet, mais un vrai, un grand, où ça grouille de monde, de préférence de jeunes cadres dynamique, dans le coup, ....

Le cabinet dans le coup : le cabinet de conseils

C'est un concept assez étrange le cabinet de conseils. C'est un espace formalisé, un ensemble de bureaux identiques, forcément dans des tours de verre, avec des hôtesses de l'air à l'accueil et des beaux hommes en costumes dans les bureaux, mais de plus en plus vieux au fur et à mesure qu'on monte les étages, cabinets semblables que l'on retrouve dans les grandes capitales et qui ont toujours une filiale dans ce que les mauvaises langues appellent des paradis fiscaux : Luxembourg, Dublin, ...  

En fait, c'est un peu effrayant, ces endroits. Ca me fait penser à la transformation du poisson en poisson pané. Comment un endroit si formaté parvient-il à stimuler son personnel pour dispenser de bonnes pratiques innovantes à ses clients?

Les conseils du cabinet

La réponse est : le cabinet de conseil forme ses élites par le biais d'une décoration sobre et discrète, petit parcours initiatique qui ne permet qu'aux plus attentifs de survivre.

Vous les pensiez prévenants et bien élevés? C'est que toute leur signalétique n'est qu'un savant dosage de conseils qu'ils se donnent entre eux : "attention en ouvrant cette porte, quelqu'un est peut être derrière!"

Dans une salle de réunion : "Pour écrire sur le tableau, utilisez un marqueur! Appellez le 915." (piège à myopes)

Bien évidemment, le conseil va dans les cabinets. Sur la porte, bien à l'intérieur, une affiche qui ne date pas du H1N1 (on est toujours en avance sur son temps dans ce type de job) : "Lavez-vous les mains plusieurs fois par jours". Avec tout ce qu'il faut leur expliquer, il eut été judicieux de rajouter : "juste après votre petit et/ou grosse affaire, mais juste avant de sortir, merci! "

Et puis, ça rend philosophe...

En les croisant, vous les pensiez tous identiques? Au premier étage... :

Photo Xavier Desmier / Rapho


De biens belles leçons qui me rappellent que chaque jour on s'endort un peu moins bête !
(Avis pour la première illustration : il à noter que j'ai bien compris l'utilisation d'un bidet qui n'a pas les mêmes vertus que le cabinet)


lundi 25 janvier 2010

Ahhhh, rester à Paris!


Puisque mille façons de savourer une semaine sans obligation, ancien plaisir de vacances de salariée, s'offraient à moi...

Puisque désormais je suis chaque jour un peu moins bête que la veille mais que cela ne m'aide en rien à faire des choix...

Puisque Paris recèle d'expositions et de musées, regorge de théâtres et de cinémas et vomit des bars et autres lieux de débauche, faites le compte :7 jours et 7 nuits ne suffisent pas, même sans dormir, à tout faire...

... il fallait que le choix fut stratégique : un musée dont le nom se rapproche le plus de celui d'un cocktail, qui propose une exposition à l'ambiance tamisée, parce qu'au musées, les tableaux sont souvent aussi intéressants que les personnes qui les regardent...

La pinacothèque

A la Pinacothèque, située place de la Madeleine, on peut encore voir "l'âge d'or hollandais", exposition d'oeuvres du XVIIIème siècle hollandais. C'est en voyant tous ces tableaux que l'on comprend qu'en effet, Rembrandt et Vermeer ne sont pas représentatifs des grandes tendances de l'époque : de nombreux peintres ont assuré leur renommées et leur richesse en peignant des natures mortes. D'autres préfèrent les paysages et certains illustrent des scènes de village. Tout ça pour vous dire que Rembrandt occupe en fait une place particulière dans ce contexte, comme le dit justement le site du musée : "son réalisme poétique et sa puissance émotionnelle traduite principalement par son usage de la lumière". Voilà qui est bien dit! j'en n'aurais pas fait autant, passons à autre chose.

Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi...!

Et pourtant, le tableau qui a retenu mon attention, c'est le seul que l'on puisse voir de Vermeer : La Lettre d'amour. Loin d'entretenir en moi un quelconque fantasme de petite fille, ce tableau est comme La Jeune fille à la perle : il nous donne envie de se raconter mille et une histoires sans avoir à compliquer les choses pour se sentir saisi par ce qu'il représente. Le regard entre lentement sur la toile, presque gêné d'ouvrir les quelques rideaux qui nous font pénétrer dans l'intimité de la scène. Interrompue dans son activité, une femme est assise, prise sur le vif. Comme le lieu n'est pas très ordonné et le ménage en train d'être fait, on se sent un peu concerné, ou alors dérangé de ne pas y voir une représentation mais plutôt, un sentiment, une attitude... C'est que la servante a apporté une lettre, sufisamment importante pour interrompre le cours des activités : ménage et luth attendront :





D'autres tableaux sont bien sûr tout aussi beaux à contempler, à vous désormais de vous raconter vos histoires : http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2009/10/14/l-age-d-or-hollandais-expose-a-la-pinacotheque-de-paris_1252578_3246.html

L'héritage de Vermeer

Après ce petit passage culturel, j'ai cherché sur le web des infos sur la question, et voilà, j'ai trouvé une petite vidéo, il s'appelle Allan. Allan Vermeer.
http://www.youtube.com/watch?v=jE4GcY6lDwg

Et sinon, j'ai aussi trouvé un endroit où faire mon stage :