dimanche 29 novembre 2009

Le temps, l'économie, et ce qu'il m'en reste

Si je n'ai pas publié de petites nouvelles cette semaine, c'est parce que j'ai appliqué une des rares choses que je comprends à l'économie : j'ai maximisé le bien dont tout le monde dispose mais qui manque toujours, le temps.

De projets en rencontres...


Ayant abattu une quantité de travail bien conséquente, je constate qu'entre les cours et les travaux à rendre, il y a des projets assez sympas à faire. Par exemple, hier, c'était séance plaidoirie en droit, avant hier conférence sur Keynes, et au passage parmi tant d'autres, une petite recherche sur les enjeux du financement des contenus culturels à l'heure d'internet. Nous devons rencontrer des acteurs "clefs" et rendre un rapport compilant différentes sources médias . Bref, tout ça pour dire que j'ai rencontré M. Philippe Aigrain, membre notamment de ça un érudit de la question qui publie ouvrages et articles, qui m'a expliqué plein de choses pour mon exposé. Mais y'a un truc qui n'a pas grand chose à voir et qui m'a interpellé (je crois d'ailleurs que je n'ai pas tout compris), c'est un peu farfelu, à moins que des économistes plus brillants sachent m'éclairer...

Ne vous endormez pas, ça va être très rapide :

On constate que les ménages disposent d'une certaine quantité de temps disponible, relativement croissante (cf l'évolution de la legislation du temps de travail et l'augmentation des loisirs). Ce temps, les gens l'utilisent de plus en plus pour aller sur Internet consommer des contenus culturels. D'autres prennent un autre boulot, et encore, certains ne font rien. Par ailleurs, on utilise tous une part incompressible de notre revenu pour consommer. De là l'idée de disposer d'un revenu de survie qui permette d'assurer le minimum vital pour vivre et faire tourner un peu l'économie, et le reste du temps serait consacré, au choix, à des activités lucratives qui permettraient aux gens de gagner plus pour augmenter leur pouvoir d'achat, ou des loisirs pour ceux qui ne se nourissent que par le cerveau. Soit disant qu'on s'en approcherait de plus en plus, et ce n'est ni un souhait ni un regret, mais un constat.

Et là, vous vous dites : c'est du délire ?!

Ouais, j'avoue, il manque un qqch à cette explication, dont je ne garantie ni l'exactitude, ni la viabilité, mais j'ai juste trouvé ça drôle.
Parce que je constate que ce qu'il me reste de mes cours d'initiation à l'économie est très restreint, je partage avec vous une réfléxion très poussée sur une notion que nous connaissons tous pour la vivre au quotidien : le pouvoir d'achat.



mercredi 18 novembre 2009

Je vais me faire plein d'amis!

Il suffit de revenir de la capitale au pays,
après deux petits mois d'absence, pour se voir affubler du nom de ceux qu'on pensait pourtant pas comme nous : les parisiens.
A peine arrivée, déjà mon oncle me demande s'ils ne me manquent pas trop. Qui ça? Les parisiens...
Bien évidemment. Je les côtoie comme ils me côtoient, tout le monde pense l'autre plus bêtement parisien que soi quand il trépigne devant les touristes qui s'arrêtent en sortant du métro pour chercher leur correspondance. Pour autant, hormis quelques exceptions, les parisiens ne sont qu'une somme de provinciaux parfois non contents d'avoir quitté leur patrie natale.
Alors oui, il est vrai qu'en vivant à Paris, on se demande si on ne s'habitue pas un peu trop vite à être là où tout se passe : les spectacles partout et tout le temps, les monuments et les grands musées, les matchs de foot où la France ne gagne pas, les procès entre un président et un ex premier ministre, les vedettes (et là de dire d'un air blasé que oui oui, elles sont comme nous, aussi fatiguées que nous le matin quand elles prennent le café au Deux Magots ou au café de Flore... mais non, elles dorment le matin, pensez-vous!).
Les Parisiens, comme les Français, sont multiples et variés, leur point commun étant de se croiser dans le métro est d'être presque tout le temps excédés et pressés, ce qui leur donne une bonne raison pour ne pas être sympa. Allons allons, vu de loin, ils sont une entité homogène et peu amène...




Vu de près, finalement, on est un peu tous parisien !



lundi 9 novembre 2009

Ou Christophe est bien plus marrant que Friedrich

L'automne, temps idéal pour tourner en rond...

... c'est toujours plus actif que de rester assise devant un bureau. Surtout que la semaine dernière, je n'en pouvais plus d'y rester enfermée avec Friedrich (pour ceux qui ont suivi l'avant dernier épisode, c'est ce brave qui a occupé quelques unes de mes nuits).

Alors pour fêter l'examen qui a définitivement scellé notre rupture, il me fallait tourner la dernière page de notre histoire de compta - gestion. Pour donner un peu de rondeur à ces journées cartésiennes, je suis allée au théâtre du Rond-point

Parce que ce que j'aime dans ce lieu, c'est que c'est rond
Rond comme l'ancien Palais de glace qu'il était : à la fin du 19ème siècle, de Bruxelles à Vienne, c'était la grande mode des patinoires, grandes et circulaires. Paris reconverti la Rotonde du Panorama National pour en faire son Palais de glace avec une piste de 850 m². De quoi faire tourner la tête des apprentis patineurs venus se chauffer dans un lieu très mode à la Belle Epoque. Jusque dans les années 1980, années fastes pour la mode (!), qui voient reconvertir cette rotonde en théâtre par la Compagnie Renaud Barrault. Décision fatale pour Marie-Christine, nièce de ces légendaires comdiens, qui dû remplacer ses séances de patinoires par le slim fast,pour lui éviter de prendre la forme arrondie de ce théâtre.

"Alévêque se fait siffler...",

...titre le Journal du dimanche. Oui, quand il décide de chanter "Mille colombes" de Mireille Mathieur. Parce que Christophe Alévêque fait un one man show qui tient presque du stand up : des anecdotes du quotidien au politique, toujours à la limite de l'impro, et un public réactif. Le spectacle n'est pas parfaitement cadré, c'est un peu le fourre tout, mais cela dit, cela faisant longtemps que je n'avais pas entendu d'humoristes parler de politique (oh, je vous entend dire "mais si, Anne Roumanoff!". Oui, mais non). Cela dit, et comme il le dit lui même très justement, il n'a pas grand chose à faire, les hommes politiques lui font des sketchs tout prêt en ce moment! C'est pas du grand humour, mais c'est de bon coeur que l'on rie en le voyant singer "Zébulon", imiter Ségo et rire de "Blond-blond". Alors en option pour vous, un petit sketch, dont le contenu ne ressemble pas tout à fait à ce que j'ai vu, mais représente un peu le spectacle : c'est inégal, pas grandiose, mais ça rend les actualités, dont on nous rebat les oreilles chaque jour, finalement un peu plus fraîches. Un peu comme le petit tourbillon de la feuille qui tombe dans le temps morose de l'automne... (et le mur de Berlin il y a 20 ans, aussi).


La Grippe A - Le Petit Coin de Résistance d'Alévêque
par Aleveque-Christophe